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Publié par Céline Piettre

Capture 1Depuis longtemps, on attendait quelqu'un comme Markus Raetz. On rêvait à ses formes élémentaires, à ses horizons d'aluminium, à ses dessins en guise d'énigmes métaphysiques... sans savoir qu'il était déjà là, travaillant dans la quiétude de son atelier bernois. Plus de quarante ans d'une présence aussi discrète - il ne participe jamais aux foires internationales - qu'assidue. Trop jeunes pour l'avoir croisé en 1988 à la Biennale de Venise, on le découvre aujourd'hui avec deux expositions complémentaires. La première dans sa galerie parisienne Farideh Cadot, jusqu'au 30 décembre. La seconde, consacrée à l'œuvre gravée de l'artiste, jusqu'au 12 février à la BNF-Richelieu. Ensemble, elles révèlent un travail à l'esthétique sobre, mais magnétique, qui attire à lui instantanément comme l'aimant la limaille de fer.

Recommençons à zéro. Oublions tout ce que nous savons de l'art contemporain. Ses tendances, ses dérives mercantiles, ses querelles dogmatiques. Asseyons-nous un moment sur l'un des bancs de la galerie Farideh Cadot, taillé sur mesure par l'artiste lui-même. Amusons-nous à déchiffrer les « perspectives secrètes » de ses anamorphoses, à démêler par l'esprit les trois cercles de Main-tenant (BNF). Donnons-nous un peu de temps, pour une fois, à la contemplation d'une œuvre qui dynamite en douceur les esthétiques à la mode. Une œuvre - n'ayons pas peur des mots, aussi désuets soient-ils - intemporelle.

 

par Céline Piettre le 08 12 2011

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