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Publié par EDACC

CaptureC'est l'occasion ou jamais de rendre hommage à l'une des plus importantes femmes peintres de l'histoire de l'art, Artemisia Gentileschi, dont on pourra découvrir les toiles au Musée Maillol . Connue pour ses clairs-obscurs dramatiques inspirés du Caravage et son trait net et tranchant, la belle italienne aux cheveux de geai (cf. son autoportrait en allégorie de la peinture) ne joue pas la carte de la sensiblerie que l'on aurait pu attendre, à l'époque, d'un artiste de son sexe. La sensualité réaliste et sans concession de sa peinture et la noirceur des sujets traités construisent sa réputation, fascinent de nombreux artistes de son temps et contribuent à la hisser au dessus des autres femmes peintres que compte le XVIIe siècle. Sa toile la plus célèbre, où l'on voit Judith décapitant avec flegme un Holopherne impuissant, devient le symbole de sa violence picturale, en même temps qu'une allégorie radicale de la vengeance et de l'émancipation féminine -  son viol à 19 ans par le peintre et ami de son père Agostino Tassi laissera une empreinte indélébile sur son oeuvre. Peintre de cour à succès sous les Médicis, elle meurt à Naples vers 1652 à l'âge de 49 ans après une carrière brillante. Mais elle devra attendre près de trois siècle pour être reconnue de nouveau par le milieu artistique. On la retrouve aujourd'hui au Musée Maillol, et pour la première fois en France, pour une rétrospective qui retrace son parcours de Rome à Naples en passant par Florence et l'Angleterre. Baptisée simplement « Artemisia », l'exposition célèbre les noces funèbres (Tim Burton n'est jamais très loin) d'une personnalité et de son oeuvre. Artemisia Gentileschi, autoportrait en allégorie de la peinture, 1638. Huile sur toile, Wikipedia « Artemisia », exposition au Musée Maillol du 14 mars au 15 juillet 2012

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